La Chancellerie et la Résidence de France

La Chancellerie

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Ambassade de France

Le terrain sur lequel l’Ambassade de France est construite a été acquis, vers 1880, par M. Guillerm Stewart, un anglais engagé comme médecin militaire par Don Carlos Antonio López (Président de la République). Son contrat de travail fut renouvelé par le Maréchal López (fils du précédent). Ce médecin, bénéficiant de la confiance du Maréchal et de Mme Lynch et profitant des facilités de transport des canonnières anglaises, françaises et américaines, détourna d’importantes sommes d’argent (livres sterling) vers un compte, à son nom, à Édimbourg. Vers la fin de la guerre (guerre du Paraguay contre la Triple Alliance, c’est-à-dire le Brésil, l’Argentine et l’Uruguay, 1865-1870), il retourna en Écosse pour profiter de ses biens.

Mme Lynch qui se rendit en Europe, en 1871, voulut récupérer l’argent à l’appui des reçus. Peu avant le procès et se sachant perdu, M. Stewart se déclara insolvable.

Quelques années plus tard, M. Stewart retourna au Paraguay, engagé comme médecin du nouveau gouvernement d’après-guerre. Il acheta une grande propriété de 8 hectares, entre deux des principales avenues d’Assomption (España et Artigas). Le bâtiment principal se situait entre la rue Juan de Salazar et l’avenue Perú. La maison, Villa "Las Golondrinas" (Villa "Les Hirondelles) donnant sur l’avenue España, de style catalan, avec des galeries autour, fut construite vers 1890, pour l’une de ses filles mariée à un anglais. Celle-ci retourna peu à près à Londres.

Au début du 20ème siècle, la villa fut louée afin d’y installer un Collège français pour jeunes filles fréquenté par la haute société, le Collège "Mme Sévigné" dont la directrice était Mme Tournier.

En 1925, la villa fut achetée par M. Pedro Marés Inglés, ressortissant espagnol, propriétaire de la librairie Klugg y Marés, l’une des plus grandes du pays. Ses cinq enfants avaient pour caractéristique commune celle de parler parfaitement français et de l’enseigner dans divers établissements scolaires. L’un d’entre eux, Dora Marés Lind, reçut du gouvernement français les Palmes Académiques. Elle assistait toujours à la levée des couleurs, le 14 juillet.

Par une étrange coïncidence, les derniers occupants de cette propriété eurent, tous, des liens avec la France, sa langue et sa culture.
Traduction libre à partir d’un texte espagnol de M. Pedro J. Gamarra Doldán

La Résidence de France

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La résidence de France - 2004
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La résidence de France - 1965

publié le 01/08/2016

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